12 févr. 2014

Le Nicaragua pour les Nuls ! T.4 Ometepe




Un lac, une île, deux volcans.  Le lac c’est le Cocibolca, le plus grand d’Amérique centrale dans lequel baigne l’Ile d’Omepete composée de 2 volcans, le Concepción (1700m, actif) et le Maderas (1400m, non actif).

Pour rejoindre l’île il faut aller jusqu’à Rivas puis jusqu’au port de San Jorge et prendre l’un des ferry  ou une lancha pour Moyogalpa (ville principale d’Ometepe).  Le trajet (beau, beau, beau) dure 1h environ et le prix varie selon les bateaux.

Clic si t'es miro...


Ou que vous soyez sur l’île, il y aura toujours vue sur le lac et sur l’un des volcans, voire les deux… je vous laisse imaginer le panorama !

Pour se déplacer sur l’île : Bus, taxi, location de vélos ou de motos…
La route principale qui fait le tour du volcan Concepción est bonne, les petites routes annexes, celles qui pour la plupart rejoignent le lac sont en générales des pistes. A partir de la jonction entre les deux volcans, quand on passe du coté Maderas, les travaux de voiries se font poco à poco… suave, suave…  Quelques kilomètres de routes pavées récentes puis vient la piste, qui ressemble à certains endroits à des lits de rivières à sec : poussière, bosses, trous, cailloux… mais certains lieux sur cette partie de l’île valent largement le coup d’un petit Dakar, j’y reviendrai.

1. Où se poser à Moyogalpa ?

Je ne peux parler que de ce que je connais. Les endroits ou nous avons pieuté à Moyogalpa oscillent entre l’étrange et le franchement déprimant.

L’étrange d’abord : L’hôtel Central ou Indio Viejo, qui porte correctement son nom puisqu’il est situé non loin du port ferry et du centre-ville.  Nous y avons hébergé lors de notre premier séjour à Ometepe, bon marché, piaules très simples, un poil vétuste tout de même, propreté des sanitaires communs parfois limite. Mais ambiance du bar/resto sympa, colorée, hippie style, bouffe très correcte. Le tout tenu par une québécoise d’un certain âge et son « frère ». La première avec sa longue tresse grise et ses fripes du marché aux puces,  a tout d’une éleveuse de chèvre des Cévennes, son « frère » lui, est le BioMan de la bande, connait tout des plantes du coin, gère une petite prod de produits bio, organise des sorties sur le volcan Concepción, fait la bouffe et joue même de la guitare.  So What ?! Ça parait bien coolos tout ça ! Il est où le bizarre ?  J’y viens…

Alors que nous organisions notre second périple sur Ometepe, à la recherche de nouveaux endroits à visiter, le blog d’un américain vivant sur l’île nous met la puce à l’oreille. Entre autres articles sur le Nica, nous tombons sur l’un parlant de l’hôtel central, et surtout de son propriétaire, littéralement dénoncé  comme étant gourou d’une secte nébuleuse (Eco Vie), secte prônant la vie à l’état d’indiens primitifs, le bloggeur furax de savoir un gus pareil installé sur son ile, appelle au boycott  du lieu. Lard ou cochon, nous creusons le sujet pour finalement tomber sur un reportage (belge me semble-t’il) sur la secte et le gourou en question. Je vous passe les détails scabreux des témoignages d’anciens membres de la communauté, sachez juste que tout y est, maltraitances, sexe, manipulation psy etc… Nous suivons pendant une heure l’historique de la secte, Canada, Belgique, France, Costa Rica… les accusations, procès et acquittement, les fuites, sa possible installation au Nicaragua. Quand apparait soudain une image du mec sortant du tribunal et d’un commentaire décrivant la personne qui l’accompagne à ce moment-là comme étant son fils adoptif, putain mais son fils adoptif c’est le « frère » de l’éleveuse de chèvre !! Arrêt sur image… merde oui c’est bien lui, le cuistot-barde-bio de l’Indio Viejo…

Indiens primitifs, Indio Viejo (vieil indien mais aussi soupe de tortilla, malin hein…), « frères et sœurs « qui, aux dire de l’éleveuse, tiennent hôtels et boulangerie dans d’autres villes du Nica, nous nous étions dit que la famille était nombreuse… ben voyons…

Bref, pas mal dégoûtés, nous avons rayé cet hôtel de la liste des séjours possibles à Ometepe et comme nous cherchions toujours sur Moyogalpa nous nous rabattu sur l’hôtel Ibesa… et là vient la déprime…
Pour faire court, il y a l’Ibesa et l’annexe de l’Ibesa situé quelques rues plus loin, le premier étant full, nous avons été déplacé sur le second, sans être prévenu évidemment, mais à 7h du soir, tu ne chipotes pas. Nous aurions dû… Nous aurions alors évité une nuit de merde dans cet entrepôt/ garage aménagé vite-fait en hôtel,  dans une piaule à la peinture rose écaillée donnant sur la rue, sur des matelas en mousse pourrie de 5cm d’épaisseur, séparés des chambres voisines par des « murs » en contreplaqué… glauquissime… pas même une bière au « bar » pour se consoler de ce palais à 7$/personnes…

Nous avons par contre magnifiquement petit-déjeuner au CornerHouse Bed&Breakfast, un café du centre. (http://www.thecornerhouseometepe.com/)

Voilà pour les endroits que nous déconseillons sur Moyogalpa, le blème est que ce sont les seuls que nous connaissons sur cette ville, mais nous en avions repéré un qui semblait pas mal : l’Hospedaje Soma, peut-être auront nous l’occase d’y aller avant votre arrivée.

Haut les cœurs, des hôtels à Moyogalpa, il y en a quelques-uns  et se poser quelques jours dans cette petite ville est à faire, car si la ville n’est pas d’un attrait dingue, il y a quelques petites choses à découvrir aux alentours.

Simple, mais beau : La Punta Jesus Maria. C’est une petite plage à une poignée de kilomètres de Moyogalpa, 2km par la route principale puis je dirais moins d’1 en piste, un bus vous déposerait à l’entrée de la piste. Sable volcanique, coquillages, eau douce et calme, petite balade jusqu’au bout de la pointe qui offre un point de vue épatant sur le Concepción.

Le Chaco Verde : Ou la Lagune Verte. Reserve écologique à une quinzaine de km de Moyogalpa. L’entrée est payante, moins de 2 dollars dans mon souvenir… libre à vous ensuite de vous balader à travers les différents chemins et pontons longeant la lagune et traversant les bois, observer faune et flore locale, chercher les oiseaux et les singes, graver son passage dans le creux d’un arbre… Le parcours est correctement balisé, une fois votre vadrouille terminée, possibilité de se poser dans le bar donnant sur la lagune.

Ojo de agua : Littéralement « trou d’eau », c’est en fait une piscine d’eau de source mais qui n’a de naturelle que sa provenance, certes l’eau y est limpide (qu’on peut même ouvrir les yeux dedans) et fraîche, mais l’aménagement du bassin aux bords bétonnés peut être un peu décevant, l’endroit reste malgré tout très agréable, abondance de végétation,  température de l’eau parfaite les jours de cagnard, en gros tous les jours… un mirador un peu à l’écart qui offre un très beau panorama sur les alentours. Ouvert de 8h à 17h, entrée payante : autour de 5$ , bar et resto sur place. Pour y aller : bus en passant par Altagracia (environ 20 cordobas/pers. = moins d’un dollar) le trajet prend une bonne heure ou taxi, plus rapide, mais les prix peuvent être très variables, bien se renseigner avant et de préférence auprès d’un nica qui connait les vrais tarots.

La Playa Santo Domingo : Farniente, grande et belle plage, cocotiers et sable presque blanc. Santo Domingo est la grande plage à l’est qui relie les deux parties (volcans Concepción et Maderas) d’Ometepe, cette portion de l’île la moins large est souvent venteuse, quelques arbres bordent la plage offrant ainsi de larges spots à l’ombre à quelques mètres du lac. Vue sur les deux volcans, sages vaguelettes et pente très douce (eau aux genoux sur les 15 premiers mètres), parfait pour les marmots. Plusieurs bars, hôtels et restos longent la plage.

Dans Moyogalpa même vous trouverez toutes les commodités nécessaires en plus des hôtels. Restaurants, bars, pharmacies, mini-super, épiceries, locations de vélos ou motos etc… arrivées et départs de ferry pour les terres, bus et taxis pour les déplacements dans l’île.
Voilà pour la partie principale et la plus développée de l’île d’Ometepe, celle située autour du volcan Concepción.

Dans la partie du volcan Maderas, vous trouverez surtout des hébergements dans des finca, c’est-à-dire en pleine nature, soit en bord de lac, soit sur les flancs du volcan. Petites maisonnettes ou cabañas à louer pour quelques nuits et éparpillées sur de grands terrains luxuriants. L’accès de certaines de ces fincas peut être audacieux, comme je le disais plus haut, la route de ce côté de l’île est en majeure partie de la piste, mais un peu d’aventure peut valoir le détour.

C’est le cas pour la Finca Mystica, la finca « qu’on est content d’y être », pas seulement à cause du trajet digne d’une étape du Camel trophy mais surtout parce que l’endroit est très beau. Au pied du Volcan Maderas, dans des jardins de papayers, d’hibiscus, de palmiers, près des champs verts de bananiers et rouges de jamaica (dont la fleur est utilisée pour des boissons), d’une petite forêt aménagée pour la promenade, à 15mn à pieds d’une toute petite plage donnant sur le lac : la finca.
Des logements en petit nombre et d’un style assez original, 3 ou 4 cabañas pour 4 personnes max et une grande pour 8 personnes, salle de bain privative pour chaque habitation. Un bar/resto plein de charme avec jeux de sociétés à dispo, cuisine simple mais bonne, pain maison etc etc… Tours avec guide organisés au départ de l’hôtel pour la cascade San Ramon, à pied ou à cheval (c’est plutôt sport…), balade à cheval, kayak. Internet pour les geek…
Les prix sont à la mesure du service proposé, le plus économique quand on y vient à plusieurs reste de louer la grande cabañas pour 8 qui coûte 60$ la nuit.
Un très chouette endroit… après oui, c’est tranquille, très tranquille, les seuls teufeurs du coin sont les singes hurleurs qui donnent du coffre en choral au coucher et lever du soleil.

==> Finca Mystica

Et pour y aller, voir les explications directement sur leur site : ICI

Je ne suis pas super exhaustive sur les choses à faire car je n'ai pas tout fait à Ometepe comme visiter une finca (dans le sens ferme) de café, je n'ai pas grimpé le Concepción, qui peut se faire entier ou juste un peu... je n'ai pas cherché les pétroglyphes (dessins pré-colombien gravés à même la roche), ni fait de kayak dans la rivière Istián, ni ne connait toutes les plages...

Pour tout ce que je sais en tout cas, Ometepe est une destination à ne pas louper, insulaire, plus tranquille, nature, roots, cette île possède, quand on prend le temps de s’y poser et de contempler, quelque chose de magique.

1 févr. 2014

Le Nicaragua pour les Nuls ! T.1




Elina, Jo, Max, Mamar, ce post blog est pour vous et pour tous ceux à qui viendrait l’idée de passer par chez nous.  Vous avez vu les vidéos, entendu les périples des copains déjà venus, avez zyeuté vous-même via les Internets alors je vais tenter d’être synthétique, ce qui n’est pas chose évidente pour une bavarde comme moi… je suppose quand même, aux mille choses qui me traversent l’esprit, que ce post sera à lire en plusieurs fois.

1.      Avant de partir :

-        Où et quand chercher son billet : Partout et tout le temps jusqu’à 2 mois avant de partir pour ceux qui prévoient longtemps à l’avance. Selon les itinéraires, les périodes et le nombre d’escales, les prix varient beaucoup (1 escale 17h de trajet est souvent plus cher que 2 escales 35h…). Le bon prix ? Je dirais qu’entre 750 et 950 c’est pas mal… en dessous c’est super occase, au-dessus c’est qu’on n’a pas eu le temps de trouver mieux.
Un site qui offre une large recherche et permet de créer des alertes arrivant directement dans votre boîte mail => A moi les vacances de la balle !

-        De France il n’y a, à l’heure actuelle, aucun vol direct Paris/Managua. S’il existe des trajets alternatifs via Panama, par exemple, la plupart passeront par les Etats-Unis, qui dit transit US, dit ESTA : formulaire obligatoire d’entrée ou de transit via les states. Il se rempli ici => YoRedneck, je ne fais que passer !  et vous coûtera la modique somme de 14$ par personne, oui même les plus petits doivent remplir leur formulaire… Certaines questions paraissent absurdes, avis aux blagueurs : l’immigration us n’a aucun sens de l’humour…  L’ESTA est ensuite valable 2 ans.

-        Aucun vaccin particulier n’est  obligatoire, les conseils aux voyageurs varient d’un site à l’autre, il n’y a aucune alerte sanitaire actuellement comme il y a pu avoir en octobre dernier concernant la dengue, les risques de paludisme sont moyens sur la côte caraïbe, faible ailleurs, inexistant dans les centres des grandes villes, comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique l’hépatite A est présente ainsi que la typhoïde. Le ministère de la santé est plutôt au taquet et ne manque pas d’informer en cas d’épidémie ou de recrudescence de ceci ou cela, jusqu’à maintenant je n’ai rien vu ou lu qui puisse indiquer un risque fort de maladie.  De notre côté avant de partir et après en avoir parlé avec notre médecin puisque nous, les grands, n’étions  pas à jour nous avons retapé le combo tétanos/polio/diphtérie etc… et avons vacciné les gamins contre l’hépatite A, Olivier et moi avons décidé de passer notre tour après que le toubib nous ait dit qu’il y avait de grande chance vu notre âge que nous l’ayons déjà eu que, de fait, nous étions immunisés. Bref, c’est à chacun de voir et de faire…

-        Faire ses bagages, les indispensables :

Pour les crapahutages : 1 jeans, une bonne paire de pompe de marche, un sweat

Pour la playa : des bikinis, des paréos,  des shorts de bain exotiques, des bonnes solaires, des bobs pour les marmots et de l’écran total TOTAL. (t-shirt près du corps pour ceux qui voudraient faire du body)

Pour la ville le jour : des bermudas, des minijupes, des débardeurs, des tongs.

Pour la ville le soir : pareil que le jour, sauf si soirée salsa, de la robe qui vole et de la chemise qui brille !


Pour la maison : tous à poil !

Pour les sommeils ultra léger : des boules quies.

Pour les peaux sensibles : Leur lait ou crème apaisante préférée.

Pour les petits drôles : tétines de bib ou tototte en rab si d’actualité. Des brassards pour la pistoche (on n’en trouve pas toujours ici…)

Pour la pharmacie de voyage : Les traitements spécifiques et, pour les utilisateurs, tout ce qui est granules homéopathiques, votre remède miracle anti gueule de bois… sinon on trouve tout le nécessaire sur place.

Pour la trousse de toilette : Les produits dont vous ne sauriez vraiment vous passer. Dans le détail et pour les meufs : ramenez votre marque de tampons favorite.

Pour les téléphones, appareils photos, caméras, tout ce qui doit se recharger un jour : Des adaptateurs de prises : Le courant passe Bébé !

Pour ceux qui voudraient conduire une voiture, une moto : Votre permis ou mieux un permis de conduire international (s’il s’égare on s’en fout)

Pour ceux à qui il resterait de la place : Des cartes à jouer, des dés, des boules de pétanques (ok… bof), des bouquins et s’il en reste encore, du saucisson pour les copains !


1.      Pendant le trajet :

-        Au moment de ou des escales, quand il vous faudra passer par les douanes étatsuniennes, quand vous verrez devant vous 300 autres voyageurs serpentant entres des cordons qui, eux, ne mènent pas à Space Mountain mais à un officier de l’immigration,    pour ceux qui voyagent avec des enfants, si on ne vous le propose pas d’emblée, interpellez quelqu’un qui vous fera passer plus rapidement… N’oubliez pas de saluer au passage tous ceux qui attendront 2h de plus que vous.

-        Toujours durant les escales, voire pendant le vol qui la précède, demandez bien si vous devez récupérer vos bagages ou s’ils suivent directement votre prochain vol, parfois c’est le cas, parfois non… J’ignore si ça dépend des aéroports ou des compagnies.

-        Si vous n’avez pas prévu d’échanger des dollars avant votre départ vous pouvez le faire dans un bureau de change au moment de l’escale, n’oubliez pas qu’il vous en faut pour payer l’entrée en arrivant Nicaragua (10$/personnes)

2.      Le plus gros est fait, vous êtes arrivés à Managua, vous êtes crevés je sais, mais il ne vous reste qu’une petite heure et demi en voiture avant de rejoindre León… ensuite les vacances commencent !

A suivre…

30 janv. 2014

Le Nicaragua pour les nuls ! T.2


Vous y voilà ! Bienvenidos a León – Nicaragua ! Décalage horaire et fatigue du trajet obligent, vous aurez peut-être envie de vous poser quelques jours à la maison. L’occasion de visiter la ville et ses environs et de préparer la suite du séjour.
Mais pour commencer quelques infos pratiques concernant le Nicaragua.

1.      Un peu de géographie, d’histoire et de climatologie :

Le Nicaragua, situé à quasi équidistance du tropique du cancer et de l’équateur, possède… nan je déconne, pour toutes ces infos très intéressantes wiki ou n’importe quel guide pas trop mal fichu vous renseignera aussi bien que moi… oui oui aussi bien, j’commence à connaître mon sujet !

Vous, ce que vous voulez savoir c’est où, quoi, quand, comment ?

J’aimerai quand même abattre quelques idées reçues concernant le pays… alors oui le Nicaragua est un pays pauvre, oui c’est un pays en voie de développement, 30 ans seulement sont passés depuis la fin de la révolution, 25 ans depuis la fin de la guerre contre les Contras. Oui le Nicaragua possède une histoire tourmentée, une dictature et une guerre qui ont freiné son essor. Si les conditions de vie pour la plupart ne sont pas idéales, elles ne sont pas lamentables pour autant, non le Nicaragua n’est pas un pays de bidonvilles, non les gens ne portent pas tous un gun à la ceinture (une machette tout au plus…), ne mendient pas à tous les coin de rue, oui c’est le pays le plus sûr d’Amérique central, oui il y a encore des choses à faire comme par exemple apporter de l’eau potable sur tout le territoire et pas seulement dans les villes, oui il y a internet, des grosses bagnoles, des mecs à cheval,  des vendeuses de crevettes, de beignets, de tortillas qui arpentent les rues avec leur bassine sur la tête, des gosses qui vendent bijoux en coquillages sur la plage, des gens simples, authentiques et optimistes.

Ça, c’est dit…

Alors que faire parmi tous ces gens qui ne manqueront jamais de vous indiquer le bon chemin, de vous demander d’où vous venez et peut-être de vous raconter un bout d’eux-mêmes ?
Puisque c’est là que vous allez débarquer, autant commencer par León. Ici, on se balade, on peut visiter les églises, la cathédrale, c’est joli et il y fait frais, faire du skate à la Cancha ou une partie de foot selon les heures, se promener dans le centre historique là où se concentre tout le patrimoine colonial, faire les différents marchés, acheter de la mangue sauce chile à un coin de rue et se poser dans un patio d’un bar avec une bière givrée. Faire les boutiques de fringues d’occases et se dégoter des t-shirt ou des casquettes à la con pour les gus, des sapes invraisemblables pour les gueuses. Le soir, ne pas louper la soirée Salsa du bar la Olla Quemada (la casserole crâmée), le concert live du via via, les quesadillas ou les porc/yucca/oignons vinaigré du Havana Campestre, continuer au café/rhum au Barbarò, s’incruster dans un karaoké, finir, parce qu’on en veut encore parfois en dépit du bon sens, au Camaleon, un bar/disco de nuit au Dj dépressif…




Quand vous penserez avoir fait le tour de León, il sera temps d’aller à la plage de Las Peñitas, 25km plus à l’ouest gronde le pacifique, planent les pélicans et ondulent les cocotiers. Quand les grands auront fini de jouer dans les rouleaux, vous trouverez des endroits plus calmes pour les petits drôles, puis  arrivera l’heure de se poser au bar et d’accompagner le coucher de soleil avec une fameuse caipirinha. Pour ceux qui voudraient passer une nuit ou plus il y a quelques hôtels, dont La Barca de Oro situé dans l’estuaire et tenu par une française. 



Attention tout de même, le soleil tape dur et sur les plages de las Peñitas et de sa frangine Poneloya il n’y a aucun coin ombragé, même si depuis peu de temps il existe des genres de cahutes pour pique-niquer sur Poneloya. L’idéal pour les marmots c’est tout de même playa en fin de journée.  Ces deux plages aux portes de León sont assez calmes, voire désertées la semaine, elles se remplissent un peu plus durant le WE.  C’est un spot pas dégueu pour le bodyboard et le surf dont les planches peuvent se louer à l’heure via les quelques surfcamp qui bordent la plage.

De l’estuaire de Las peñitas, partent des lancha (barques) pour un tour de la mangrove avec observation de la faune et de la flore ainsi que la visite d’un site de préservation des tortues avec nurserie et tout et tout (à voir si c’est ouvert toute l’année).

Après la plage, ou plutôt avant, c’est mieux de le faire le matin, direction le volcan Cerro Negro ! Solide petit dej, 2l d’eau dans le sac, crampons aux pieds, on crache un peu ses poumons dans la courte montée (700m de haut, le plus petit de la bande), puis nez à nez avec le cratère fumant, à l’horizon des plaines et la chaîne de volcans et enfin le cul sur la luge ou les pieds sur la planche pour la descente.
L’autre volcan qui peut se faire tant que vous êtes dans le coin de León, c’est le Telica, l’idéal est de le faire sur 2 jours, enfin une après-midi pour la montée, couché de soleil, le bivouac de nuit avec observation de lave, levé de soleil et redescente dans la matinée. Encore une chose que nous n’avons pas faite mais qui nous tente bien.



Evidemment ce genre d’activité ne se fait pas avec les plus petits… mais il y a du monde à la maison pour veiller sur les chéries !

Voilà à peu près pour León, je n’ai pas trouvé utile de parler des apéros piscines et bouffes à la maison, des coinches, des journées glandouilles, des french manupédicure pour les intéressées, tout ça et ce que j’ignore encore est évident !

A suivre…

29 janv. 2014

Le Nicaragua pour les Nuls ! T.3


Quitter le camp de base León et aller voir ailleurs…

Plages, villes, campagne, volcans, vacances farniente ou actives, tout l’un, tout l’autre ou les deux. Même un séjour préparé aux petits oignons peut finalement vite se transformer au moment d’y être. Moi je dis, du programme mais pas trop, histoire de garder de la marge pour les imprévus.
Je vais donc parler de ce qui me parait quasi incontournable et que nous connaissons mais aussi de ce qui a été raconté par d’autres et semble de la balle.


Le ComboPack adballe : “Granada, Masaya, Laguna de Apoyo, Pueblos Blancos”:



Tous ces lieux tiennent dans un mouchoir de poche, Masaya/Granada  1/2 h en caisse, la Laguna et les pueblos blancos entre les deux.

Granada : moitié moins grande que León, Granada est disons la ville coloniale touristique par excellence, depuis plusieurs années le patrimoine colonial a, au fil du temps, été restauré, ce qui donne sur l'ensemble de la ville le plus bel effet, peintures fraîches et colorées, petit marché artisanal sur le parc central, grande rue piétonne distribuant bars, hôtels et restaurants, et menant jusqu'au lac. La politique de développement touristique possède ses avantages, la ville est vraiment jolie à visiter et possède une vie nocturne probablement plus palpitante qu'ailleurs mais elle est devenu avec le temps le fief des touristes essentiellement américains, riche de cette activité de nombreux Nica s'y sont échoués espérant croquer une part du gâteau, du coup dans son centre historique, les sollicitations des vendeurs ambulants de lunettes contrefaites, de cigarettes, de poteries etc y sont légion, si certains réussissent tant bien que mal à se creuser un trou, d'autres restent sur le pavé, mendicité, prostitution, travail des mineurs… Bref, une matinée de balade à Granada, pour terminer en déjeunant un gapote (poisson d'eau douce entier frit avec salsa tomate oignon) dans un des restos donnant sur le lac avec vue sur les petites îles (Las Isletas) et le volcan Concepción, valent le coup !


Catedral de Granada by David Saumon


Masaya : Situé à 30mn en voiture, disons 45 en bus, Masaya est une petite ville considérée comme le berceau du patrimoine folklorique nicaraguayen, mais je ne connais pas le calendrier de toutes les fêtes... en dehors de ses ferias, c'est une ville plutôt tranquille et son intérêt devient alors son marché artisanal, c'est d'ici que partent à peu près tout ce que vous pourrez trouver ailleurs au Nica. Un conseil : ne pas acheter dans son nouveau marché, celui situé dans une espèce de fort à ciel ouvert, préférez plutôt le marché municipal, d'une pour ses prix bien plus intéressants, et de deux pour son ambiance de souk, stands en touche-touche débordant sur des allées déjà pas bien larges, vous trouverez hamacs, sacs, ceintures, petits objets en tout genre, c'est ici que je vous conseillerai de faire vos emplettes souvenirs et cadeaux de retour, et au détour d'une allée mater les hommes costauds derrière de vieilles Singer, rafistoler ou fabriquer des chaussures. Les nicas hommes ou femmes adorent les chaussures, avis aux pieds coquets !



Toujours dans le même coin, pour trancher avec l'effervescence de Granada ou Masaya et pour les amateurs de poteries et d'art naif il y a les Pueblos Blancos, Catarina, San Juan de Occidente etc… Petits patelins dédiés à l’artisanat qui égrènent la route autour de la Laguna de Apoyo.


Enfin, la Laguna de Apoyo, c'est un lac volcanique et une réserve naturelle, une étape pour les contemplatifs, quelques hôtels bordent le lac, dont la plupart si vous souhaitez n’y passer qu’une après-midi, vous feront payer un droit d'entrée pour la journée qui donne accès aux chaises longues, bar, resto, kayak etc. C'est un des lieux les plus relaxant que je connaisse. Mais dans l’idéal, selon moi, il vaut mieux prendre quelques nuits à la Laguna qui est centrale et faire des demi-journées à Granada et Masaya avant de retourner se poser tranquille à Apoyo, se baquer, se faire des gommages de peau au sable volcanique, écouter les singes hurleurs et boire des Macua…


(...)

22 nov. 2013

Houlala ¡¡¡

Bon, ok ¡¡

Nous n´avons pas étés très studieux, c´est certain. 
Mais promis nous allons nous rattraper, pas avec beaucoup de texte, mais des vidéos que nous avons mixées, montées, démontées, remasterisées, .......

Pour Aujourd´hui et pour vous faire partager un peu de chaleur : 

Des Vagues et Du soleil, 
De la Poésie et Du Nimbus,
Du Culte, du culte, du culte 

et très bientôt  ...

Nous pensons à vous.
Besos de la Chalatz Family.




















 

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