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24 août 2011
United States of América : GAME OVER !!!
Comment clore ce bout de route aux U.S.A.
J'en ai pris plein les mirettes et puis me suis lassé assez rapidement ….
Quel blasé pourriez vous vous dire, en fait non je ne le suis pas (enfin j'espère) !!!
Mais « L'Entertainment » à des limites pour moi. Quand l'authenticité laisse la place entière au business des loisirs (beaucoup), de la bouffe (énormément), de la culture (un peu), cela ressemble à un gigantesque Disneyland sans âme et c'est regrettable.
Alors oui c'est beau, c'est grand !!!
Mais ça ne fait pas tout à mon sens, comme quoi la magie d'un lieu est affaire personnelle.
Peux être n'avons nous pas pris le bon itinéraire ou su prendre les chemins de traverse quand il aurait fallu. Soit, mais ce fut notre parcours et je ne le regrette pas malgré tout car nous avons passé de bons moments et avons étés souvent captivés par cette « grandiosité »
Donc, pour arrêter de philosopher. Les nominés pour le Hot Dog D'or des trucs les plus cools que j'ai bien kiffer sont :
La Baie de San Francisco
La Rencontre de Kiss à Las Végas
Le Grand Canyon
Taratata, et le gagnant est :
Le Grand Canyon,
car même en y mettant une « P...N de boutique de souvenirs à la C.N et un un fast-food miteux » ce lieu est réellement MAGIQUE.
...... @ INSERT COINS @….........
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20 août 2011
En passant par le Grand Canyon...
14-18 Août : Entre Flagstaff et Tucson : La route et le Grand Canyon. Je ne vous parlerai pas des 2 villes puisque nous étions logés en périphérie et que nous n'avions aucune envie d'en arpenter les trottoirs... léger ras le bol des buildings, des bagnoles etc.
De même, il est difficile de raconter la route. Encore un peu étourdie par le tourbillon Las Vegas, j'ai passé l'essentiel du parcours musique dans les oreilles à contempler les paysages.
L'Arizona, mon Amérique à moi, pas beaucoup de photos... j'ai tout dans la tête. Les routes sinueuses, les vallées, les rivières encaissées, les premiers canyons... Du brut, du balaise, un décor intemporel qui te claque un grand coup et te laisse tout K-O. Rien d'autre à faire que de se laisser aller. Une magie que les quelques photos prises ne rendront pas :(
Bref un trajet en solitaire sur une route agréablement déserte...
Quand nous arrivons à Flagstaff il fait nuit noire, frais et humide. Le motel est sans charme et loin du centre, du coup nous ne traînons pas, l'idée étant de ne pas bouger trop tard le lendemain pour la sortie Grand Canyon.
Et ben, le Grand Canyon c'est comme pour la route, évidemment ça ne se raconte pas, c'est juste grandiose et magnifique. Impossible à englober du regard, ni début ni fin, plus grand que le ciel lui même ! D'immenses plateaux sur lesquels on imagine facilement cowboys et troupeaux terminant brutalement en ravins vertigineux. Le bleu du ciel, le vert des bouts de végétation, le beige, le brun, l'ocre et le rouge des roches et encore d'autres couleurs dont j'ignore le nom. Grandiose, magnifique et inhumain donc fascinant !
En bonus du GD :
L'entrée d'un petit Ranch
Une station service perdue en plein district Mojave
La lumière divine de Samuel
Et une famille béate prête à découvrir le Mexique dès le lendemain !
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16 août 2011
Viva las Vegas !
10-13 Août : Pour arriver à Vegas il faut déjà quitter LA...(voir article précédent). Suivent ensuite une succession de sorties ne semblant menées qu'à des zones commerciales... Le charme à l’américaine... Mais non, mais non, je m'impatiente car après seulement 1h de route le paysage se vide progressivement de toute présence humaine pour finir en désert. Le vrai désert de pierres de broussailles jaunies et de cactus, qui te fait crever de soif rien qu'à le regarder. Les montagnes noires au loin, plus de 100 F°, pas âmes qui vivent, pas même un oiseau dans le ciel alors quand on voit une habitation au milieu de la plaine, on ne peut que penser au prix de l'installation clim ou bien imaginer son propriétaire en bout de viande séchée dans son rocking-chair .
La route est toute droite (comme la plupart des routes en fait), on peut voir des km au loin. Et justement au loin, au milieu de rien nous commençons à distinguer une forêt d'enseignes et de buildings. Vegas! Déjà !? Et non juste un pré Vegas qui permet d'imaginer comment était la ville à son commencement ou ce qu'on doit pouvoir voir en la survolant aujourd'hui : une île de béton/verre et métal au milieu du désert.
Vegas n'est plus très loin, nous passons d'immenses lotissements faites de petites maisons basses toutes identiques ou vivent probablement les dizaines de milliers (centaines ptet bien) de travailleurs "végassiens". Quand nous dépassons le panneau "welcome..." nous réalisons alors que Vegas n'est pas une ville... la ville nous venons de la passer. A las Vegas on y travaille ou on y séjourne, mais on y vit pas. Nous ne verrons rien qui ressemble de près ou de loin à une maison dans la strip ( le Las Vegas Bvd) ou autour.
Nous voilà donc dans l'une des plus grandes aires de jeux pour adultes au monde. Plus précisément, plus personnellement et plus modestement au MGM Grand Hotel en plein Bvd. Rien que le hall dans lequel est assise l'énorme statue dorée du lion MGM, est plus grand que le simply du Sanitas, il est également plus brillant, plus marbré...Pendant que je check-in, les gamins visitent les toilettes... Et reviennent avec la sensation d'avoir pissé sur des trônes en or. "oué c'est des toilettes de richous !" dira Pauline avec l'intonation qui va bien mais des petites étoiles dans les yeux. Faut bien l'admettre, tout ce bling bling nous impressionne aussi. Mais le top c'est qu'Olivier ait pris 2 piaules, après colloc, chambres à part, dortoir, il urgeait qu'on se retrouve juste tout les 2 !
Une petite étape rapide par la piscine et direction Las Vegas Bvd... Et là, à moins d'être aveugle pas moyen de ne pas en prendre plein la vue, même de jour. Derrière un casino un autre casino encore plus haut, des perspectives à vous filer le tournis, ne sachant pas ou commence un bâtiment et ou il termine, pour se rendre compte après 50m que ce que tu pensais être 1 bâtiment en est en fait 3. On atteint le summum du géant et dense à la fois. Le max est aussi atteint en température... Après le répit grosse clim de l'hôtel nous avons l'impression de marcher constamment devant une bouche de métro. Pas habituée, je crois suffoquer chaque respiration tellement le vent est brûlant.
La nuit tombe, la chaleur persiste et les lumières de Vegas nous captivent. Nous retrouvons un peu l'ambiance d'Hollywood Bvd, même foule, même déguisements, seuls les rabatteurs et "teuses" ont changer d'offre, ici, tous font claquer entre leurs doigts de petites cartes sur lesquelles des numéros de téléphone permettent d'avoir toutes les filles que tu veux, comme tu veux, quand tu veux etc... Cartes que les gens jettent la plupart du temps dans la foulée,du coup le trottoir est jonche de filles à poil.
Les casinos, galeries chic,restos,boutiques souvenirs se succèdent. Nous nous arrêtons devant les jets d'eaux du Bellagio, contemplons un moment le clignoti de la fleur du flamingo ( la plus belle façade de casino selon moi). C'est tout à fait comme dans n'importe quel film passant par Vegas, sauf que nous y sommes.
Une fois les enfants couchés, nous traînons dans le casino de l'hôtel pas trop animé en milieu de semaine. Un verre de bourbon à la main. Mettant quelques dollars dans les machines. Ou Essayant vainement de piger le craps. Un carré de 2 au poker machine et 3 verres plus tard nous remontons légèrement ivre dans notre chambre...
Nous passerons le lendemain dans l'enceinte de l'hôtel. Après une grasse mat générale, un copieux petit dej au denny's, je lézarde sur un transat à l'ombre des palmiers sur lesquels sont suspendues enceintes diffusant remix techno-clubbesque. Les gosses eux, se baquent dans l'une des 5 piscines du casino, la piscine rivière en l'occurence qu'ils dévalent sur de grosses bouées évitant ou non multitudes de Ken et Barbies déjà ou encore saouls. La piscine est bien l'une des seules activités familiales à Vegas, à part ça les enfants n'ont pas grand chose de fun à faire. En tout cas pour les nôtres c'est le bonheur... Il faut quand même un hotel **** et un parc aquatique pour y parvenir :D. Que fait l'Homme pendant ce temps ? Il est à une table de poker en train de remporter de quoi nous payer une nuit de plus !
Nous sommes déjà le soir, douchage d'après piscine, nécessaire quand on sait que wattmille personnes s'y sont lavés de leur sueur poite, et/ou y ont renversé leur bud light et autre cocktails multicolores. Délogeage d'Olivier de sa table de poker et go to the Rainforest Café, un resto dans un décor forêt primaire. Sans la clim à donf, on s'y croirait presque. Tous les 1/4h faux orage et animation des automates éléphants,panthères,serpent etc...la bouffe ? Mouaif, tacos, burgers, t-bones encore et toujours... Même pas de refill boisson ici. Bref tu payes la déco soit, plutôt réussie.
A la fin du repas les enfants tombent de fatigue, les chaud/froid me bouchent le nez et me filent une bonne migraine. Je choisis l'option de rester tranquillou dans la piaule et Olivier de rejouer au poker... Brrr l'enfer du jeu !
Pendant que je prends enfin le temps de trier les photos, mon balaise de mec gagne un tapis qui pourrait encore nous payer une nuit...
Le jour suivant, le dernier, ressemble en tout point au précédent, les gains jeu en moins ;) Mais une vraie sensation de farniente que nous n'avions pas ressenti jusqu'ici. Le soir nous prenons le temps de nous balader en amoureux sur le strip pour encore quelques photos et surtout comme nous sommes vendredi, pour observer les troupeaux de pépettes (pour être mignons) rejoindre les clubs hypes en mode shiny/glossy/drunky, plus court le jupe, plus profond le décolleté, plus hauts les talons tu meurs. Nous recroiserons plus tard celles qui n'auront pu entrer en boîte dans les bars en train d'engloutir des "Blow Job entre les cuisses de messieurs inconnus la minute précédente. Les copines rigolardes prenant photos et vidéo. C'était assez étrange car il était évident que tout était normal et que dans tous les lieux dit festifs, d'autres groupes de filles défringuees, ivres et euphoriques s'amusaient de la même manière.
Pour une ville où le plus vrai est l'argent que tu dépenses (ou gagnes de temps en temps), c'était plutôt bien et reposant. Cela dit Olivier aurait pu gagner le pactole, je n'y aurais pas passé une nuit de plus. De même je suis contente de ne pas m'être " mariée à Vegas" ç'a aurait été le cliché de trop. Et je n'en ai pas eu besoin pour avoir mon we Love ;)
En quittant Las vegas nous en terminons avec l'Amérique de l'entertainment et entamons la dernière partie du voyage US; Demain direction Arizona : Tucson en passant par Flagstaff... Grand Canyon nous voilà !
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12 août 2011
...Hello Los Angeles
2 jours à Los Angeles... 2 jours express. Pauline et Léa veulent aller à Beverly Hills ce que nous faisons dès notre arrivée. En pénétrant dans le quartier l'ambiance change radicalement. Terminée la furie des voitures, plus aucun écran pub géant, plus un seul magasin. Ne reste plus que des maisons individuelles, des palmiers plus haut, plus feuillu que n'importe ou ailleurs et du gazon ras,touffu d'un vert surnaturel et plante dedans des petites pancartes informant qu'ici les voisins surveillent... Devant chaque garage de la "belle" voiture et sur les trottoirs de la "vieille" appartenant aux agents d'entretien... So cliché! Nous dégageons craignant de voir une milice quelconque venir nous demander des comptes :) Nous serons mieux a la plage et j'ai envie d'une vue dégagée de tout ce qui peut être plus grand que mes gosses. Nous galérons un peu a trouver Venice Beach mais ne sommes déçu du panorama en y arrivant. C'est la toute fin d'aprèm et sur l'immense plage autant en largeur qu'en longueur il y a plus de palmiers que de gens et bien sur droit devant, l'océan, juste l'océan. Le temps d'une photo devant l'un des célèbres postes de garde et les gamins filent se tremper les pieds d'abord,pour terminer tout entier tout habillés à sauter les rouleaux pendant que nous ne faisons rien d'autre que regarder au loin...Le soleil se voile et la température tombe rapidement. Nous embarquons donc nos 3 baigneurs bleuissant pour enfin rejoindre notre toute petite auberge de jeunesse 40 km plus à l'est.
Los Angeles : 1200 km². Ce qui explique les 40 bornes qui séparent notre hôtel du centre de LA. 40 km defreeway2x5 voies sur lequelil semble, au moment où nous nous dirigeons vers Hollywood Bvd, y avoir autant de caisses que dans Paris tout entier... Moi qui flippe déjà sur les rocades tourangelles, j'ai trouver mon enfer ici... Des chauffeurs dingos qui ne sachant pas quelle voie prendre les prennent toutes, dessinant de grandes transversales, doublant indifféremment à gauche ou à droite (!), pilent 100m plus loin et repartent à 60miles/h en deux-deux tout en reprenant leurs improbables slaloms... L'enfer je vous dis ! Et rien à voir à l'horizon pour distraire mon angoisse, l'océan est encore plus loin que le centre, lui même dissimulé dans le nuage de pollution et de toutes façons les fenêtres sur le lointain sont rares tellement il y a d'échangeurs... La teuf ! Risquer sa vie chaque minute pour voirl'étoile deLassie,nan mais franchement !
La conduite toujours irréprochable d'Olivier et le GPS nous laisse en vie et nous fait gagner du temps.
Nous y voilà, Hollywood Bvd ! Nous ne loupons aucune des premières étoiles sur lesquelles nous prenons bien garde de ne pas marcher. Au début tout va tranquille, pas trop de monde sur le grand trottoir, au dessus de nos têtes des immeubles sans trop d'intérêt. Soudain tout s'accélère, des gens arrivent de partout, tous les 10 mètres des "rabatteurs" nous proposent des BusTours ou des places pour les grands cinémas du boulevard, il y a des vendeurs de grigris, des joueurs de bidons, des boutiques et plus en plus grandes, des enseignes de plus en plus grosses et extravagantes et le trottoir qui se densifie a chaque pas. Soudain voila Bob l'éponge puis Donald puis Spiderman... Une vieille belle au bois dormant défraîchie, un Batman tout petit pas balaise du tout qui limite nous engueule de ne pas vouloir prendre de photo avec lui. Il semble que tous ces gens déguisés travaillent au tips ( 1 doll la photo) et pour leur compte, ce qui donne des scènes étranges comme Minnie et Daisy partageant les biftons d'une photo commune. Bref il y en a tellement partout qu'on en oublie les étoiles que l'on finit par ne plus voir tellement il y a foule.
Nous passons 2 h contents comme des gamins a essayer de regarder partout et a nous amuser d'un peu tout ce que nous croisons et passons une heure de plus a comprendre grâce aux enfants, que nous sommes au milieu d'un parc d'attraction dans lequel c'est sympa de regarder mais si tu veux vraiment t'amuser il faut raquer. Ça sent la frustration chez les moins de 14 ans. Nous traversons la rue, refaisons le chemin inverse de nouveau la tête dans les étoiles pour reprendre la voiture et accomplir la mission Hollywood signs. Et vla la mission... Le but: trouver un spot avec une vue potable sur le panneau Hollywood pour une photo. Après 1 h d'aller et venue, de montée de descente, de cul de sac, après avoir trouvé de vue et perdu autant de fois la fameuse colline, sur le pont d'abandonner la quête nous repérons au détour d'une ruelle 2 photographes et au dessus d'eux, au loin, LE symbole hollywoodien... Pour la photo, c'est une autre affaire mais Hollywood est dans la boîte.
Nous rentrons a l'auberge et pensons déjà au prochain parc d'attraction que nous devons rejoindre le lendemain : Las Vegas !
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9 août 2011
Bye Bye San Francisco...
Fin de journée 4 Août: Chéri est, enfin, revenu avec LA voiture (soupir de soulagement). Il n'est plus très tôt, Olivier a passé une journée assez mouvementée et nous une plutôt molasse mais nous avons tous envie de bouger, entendez par là l'envie de monter dans cette fichue bagnole, de plus nos pauvres enfants sont mort de faim... Je saisis l'occase et propose de filer tout droit vers le quartier que je rêve de visiter depuis que nous sommes arrivés : Haight Ashbury le quartier du Summer of Love, révolution hippie, rock psyché, J.A, G.D, Janis etc etc... Bref même de nuit j'étais prête à me mettre des fleurs dans les cheveux et d'y foncer. Mais voilà de nuit, à SF, dans la brume (encore et toujours) autant dire qu'il n'y a pas grand chose à voir. Du coup après avoir remonté la rue en caisse, nous choppons un énième burger, faisons 2,3 courses dans le magasin bio ( de la taille d'un carrefour) du coin, et nous nous rentrons en nous promettant d'y retourner le lendemain.
5 Août : 5 jours c'est court et nous arrivons rapidement à nos 2 derniers. Heureusement nous sommes devenus des lève-tôt (oui moi aussi...)et avons l'occase de bien remplir nos journées. Ce matin, dans le cadre de vacances/voyage ludo éducatif nous proposons à notre progéniture de nous rendre à l'Académie des Sciences de SF. Nous maîtrisons à mort les transports en commun, inutile de prendre la voiture, nous prenons à la place un métro qui, une fois sorti de terre, se transforme en bus... trop balaises ces ricains (bis) ! Bref, nous voilà à l'académie, nous prenons nos tickets pour le planétarium, admirons un moment le vrai robot anaconda ayant servi dans le film éponyme, visitons encore un aquarium, un vivarium, petit tour dans la savane, calculons le Co2 émis en fonction de notre alimentation, décidons de devenir végétariens... Et enfin, au planétarium, observons, subjugués par l'Imax, les origines de la vie, du big bang à l'adn... Première partie de journée "apprenons en nous amusant" réussie !
L'aprèm est déjà pas mal entamée quand nous arrivons à Haight, mais nous n'éviterons pas le flot de touristes dont finalement nous faisons parti... Je suis parée, appareil photo, caméra, les billes grandes ouvertes... Et bim ! Un vendeur de tabac, pipes en verre, souvenirs, puis un autre, et encore un autre, des gens comme moi équipement vidéo autour du cou, boutique de fringues, de peluches kawaï (les filles l'ont bien vu aussi), bouhhh... allez 1 ou 2 couples quinqua cheveux long, bouquins sous le bras, un zicos à un coin de rue, et quelques routards dans la fin de vingtaine qui semblent avoir arrêté de router... Hippies are dead ! The Haight avec, sauf peut être pour les gifts shop :s Je suis un peu dépitée, et puis ce temps, bordel, toujours aussi gris, humide et froid. Je me dis que, peut être, avec 10° de plus et un peu de soleil, l'ambiance aurait été tout autre... Nous marchons depuis le matin et tout le monde a froid et en a plein les pattes, nous nous arrêtons dans le "Peace Cafe" boire du chaud en "paix" entourés de poster de maximes hippies et de plants de weed en synthétiques,avant de quitter le quartier.
6 Août : Dernier jour ! Un peu dans le gaz nous nous levons tard et traînons un peu dans les canaps de l'hôtel avant de filer pour le SFMOMA (San Francisco Musée of Modern Art). les gamins passent un peu à côté des premières salles, où se trouvent les classiques contemporain : Dali, Miro, Picasso, Klee, Matisse etc... moi ça me fait toujours de l'effet de pouvoir approcher d'aussi près ces tableaux... Nous passons à côté des moins classiques dont je n'ai pas retenu les noms trop proche du fou rire quand Olivier me tombe dessus, sourcils froncés disant :"ah oui mais non, là on peut parler de foutage de gueule" en montrant une immense toile unie parmi tant d'autres, "Avec un rouleau, moi aussi je peux le faire". La partie art contemporain a bien amusé tout le monde également : l'urinoir de Duchamp "Fontaine", les piles de journaux, cartons rempli de livres le tout génialement agencé... j'imagine.
C'est dans cette ambiance rigolote mais calme, (chut.... c'est un musée) que tout part en sucette. Samuel pète un câble, c'en est trop pour lui, il commence à faire n'imp, à ne plus écouter, nous devons partir car nous sentons la crise approcher. Et ça n'a pas loupé, une fois dehors, hurlements, larmes, tapages de pieds, et craquage : "J'ai plus de copain..." il faudra une bonne 1/2 heure pour qu'il se calme enfin, après l'avoir rassuré tous les 4 comme un bloc, les filles ont été super avec lui, bisous, câlins, paroles douces... Le meilleur suit toujours le pire et finalement c'était plutôt réconfortant de voir que nous fonctionnons bien tous ensembles.
Nous filons vers l'hôtel, achetons au passage du riz et une boîte de chili (tellement dégueu que le tout finira à la poubelle) dans l'épicerie d'un indien fan de l'OM. Dodo pas tard car le lendemain départ pour L.A via Fresno !
7 Août : A environ 300 bornes sud de SF plus dans les terres : Étape à Fresno ... Nous prenons 20° de plus dans la bouille, enfin du soleil du vrai. Premier motel, premier lit king size, première nuit enfin tous dans la même piaule (l'auberge à SF s'était plantée et nous étions séparés filles/gars). Peut être parce qu'on est dimanche mais les rues sont vides... le motel le semble tout autant, les enfants profitent de la piscine pendant que les grands "FaceTime" avec les aminches ;). Le soleil se couche et la lumière est juste incroyable, des couleurs de cartes postales photoshopées... bleu, mauve, rose orangé... Il est temps d'aller dîner, le dinner's du coin fera l'affaire, mais la fatigue nous casse un peu l'appétit, les doubles cheese gigantissimes des filles termineront dans des box et nous finirons tous pas tard dans le torchon !

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8 août 2011
Day off pour les uns, Day full pour les autres !!!
San francisco, 4 Aout, :
Aujourd'hui mission importante !
Trouver le véhicule qui nous conduira de villes en villes et pays en pays. C'est dire si je me sens investi d'une quête primordiale pour la suite de notre périple, parce que un roadtrip sans voiture c'est nettement moins facile à réaliser.
Bref, après avoir potasser longuement en France le sujet, je me sens confiant et prêt à foncer.
* 09h00 : Coup de fil à un concessionnaire Audi chez qui j'avais repéré un Toyota 4Runner en bon état apparement. Contact sympa, il me dit que la voiture est toujours disponible. Le garage se trouvant près de San Jose je prend RDV pour 13h00 Environ.
* 10h00 : Départ de l'hotel pour la "Caltrain Station" où je dois prendre un train à 11h00 qui me mènera jusqu'a San Jose. Heure d'arrivée prévue 12h30.
* 11h00 : Je monte dans le train qui brille de tous ses chromes (Il sont fort ces ricains !!) Et me voila parti pour 1h30 de trajet, égrenant les pages de "The Examiner San Francisco" je vois défiler les entrepôts, les routes, les gares .....
* 12h45 : Arrivée à San José où le soleil est bien là ! Cela tranche avec l'atmosphère brumeuse de San Francisco.
* 13h00 : Un coup de taxi et me voilà Arrivé à la concession Audi.
Je me dois à ce moment de faire un aparté vers le culte de la voiture aux USA, où en tout cas du business énorme qui semble tourner autour. Sur la route des voitures plus énormes les unes que les autres ou plus luxueuses et sportives, polishées et brillantes de tous leur chromes. Et au bord des routes des concessions à n'en plus finir, des "car dealers" et autres magasins d'automobile.
Donc m'y voilà, je rencontre donc Adam avec qui j'avais eu le contact téléphonique qui me mène jusqu'à l'objet désiré. Là, déception !!! La voiture n'est pas vraiment dans l'état escompté et en plus elle ne démarre pas (:S
En fait il ne l'avait pas essayée avant et m'a "un peu" mené en bateau. Essayant de rattraper le coup il me propose un Nissan Pathfinder à 8000 $ Totalement Hors budget et pas dans un état génial, je refuse poliment ......
* 14h30 : Retour au point de départ un peu dépité mais pas démotivé. j'avais néanmoins eu la prévoyance de sélectionner d'autres occasions. Mon 2nd choix, un Ford Explorer de 2002. Seul hic il se trouve à Livermore à 40 miles de là.
Appel d'un Taxi auquel je demande de m'emmener dans une autre Gare, il me propose alors de me déposer à Livermore. 5 min de négociations plus tard nous sommes d'accord sur le prix de la course et en route vers Livermore à 1 heure de là.
* 15h30 : Après un trajet plutôt agréable me voila arrivé à Livermore, Concession Honda !!!!
* 15h45 : Je rencontre Joseph avec qui j'avais eu le contact téléphonique et qui me présente la "Bête". Coool !! Elle est magnifique : Un Ford Explorer de 2002, V6 4.0 L, 170 000 Miles, des options à la pelle et un carnet d'entretien bien fourni.
Après un essai sur route "the Deal is done" sans hésitation pour 4999 $
* 16h30 : Assis dans un fauteuil confortable, un café à la main, je donne à ce cher Joseph les documents nécessaires.
* 17h00 : Mine renfrognée, ce cher Joseph reviens vers moi. Oulaaa que se passe t'il ?
Alors tout va bien sauf que le responsable souhaite avoir une preuve de résidence pour pouvoir enregistrer le véhicule à mon nom (normalement il faut l'enregistrer au DMV mais dans les grosses concessions ils peuvent le faire eux même, et pour le coup je suis tombé sur des gens pointilleux).
J'appelle dans la foulée mon assureur Américain basé en Californie (qu'il soit béni !!) qui me dit avoir eu des client ayant parfois eu le même soucis ces dernier temps. Parade annoncée : Ouvrir un compte chez "Bank of América" qui te délivre un document avec l'adresse aux USA.
Ah bon !!! Et vous Joseph, ça vous irai ? Oui oui.
* 17h15 : Ce bon Joseph à la gentillesse (ou le sens du commerce) de me véhiculer jusqu'à une agence "Bank of América" toute proche et me voilà en train de converser avec Emilio pour ouvrir un compte.
20 Minutes plus tard top chrono je suis ressorti avec mon compte bancaire ouvert avec 100$ et une carte de crédit toute neuve, ils ne m'ont pas offert de Gun (rapport à Bowling for Columbine) mais chapeau pour l’efficacité.
* 17h45 : Retour à la concession et remise des justificatifs. Appel à l'assureur et réception du fax d'assurance dans la foulée.
* 18h45 : Signature et tout et tout et paiement en cash (Américainnnnnn) de notre nouveau moyen de locomotion, soit 5689 $ avec les taxes ( soit pour les nuls environ 3964 euros).
* 19h00 : Départ, enfin !! Un peu las mais content.
* 19h15 : Petit détour par Wallmart pour choper un GPS car "non non mon Saumon l'ipod ne fait pas tout même si il faut tout racheter" et c'est parti mon kiki .......
* 20h30 : Arrivée à l'hôtel où la tribu m'attend de pied ferme. Alleii une bonne journée de terminée. Et vive le Rock'n Roll, Yeahhhhhhhhhhhhhh
Aujourd'hui mission importante !
Trouver le véhicule qui nous conduira de villes en villes et pays en pays. C'est dire si je me sens investi d'une quête primordiale pour la suite de notre périple, parce que un roadtrip sans voiture c'est nettement moins facile à réaliser.
Bref, après avoir potasser longuement en France le sujet, je me sens confiant et prêt à foncer.
* 09h00 : Coup de fil à un concessionnaire Audi chez qui j'avais repéré un Toyota 4Runner en bon état apparement. Contact sympa, il me dit que la voiture est toujours disponible. Le garage se trouvant près de San Jose je prend RDV pour 13h00 Environ.
* 10h00 : Départ de l'hotel pour la "Caltrain Station" où je dois prendre un train à 11h00 qui me mènera jusqu'a San Jose. Heure d'arrivée prévue 12h30.
* 11h00 : Je monte dans le train qui brille de tous ses chromes (Il sont fort ces ricains !!) Et me voila parti pour 1h30 de trajet, égrenant les pages de "The Examiner San Francisco" je vois défiler les entrepôts, les routes, les gares .....
* 12h45 : Arrivée à San José où le soleil est bien là ! Cela tranche avec l'atmosphère brumeuse de San Francisco.
* 13h00 : Un coup de taxi et me voilà Arrivé à la concession Audi.
Je me dois à ce moment de faire un aparté vers le culte de la voiture aux USA, où en tout cas du business énorme qui semble tourner autour. Sur la route des voitures plus énormes les unes que les autres ou plus luxueuses et sportives, polishées et brillantes de tous leur chromes. Et au bord des routes des concessions à n'en plus finir, des "car dealers" et autres magasins d'automobile.
Donc m'y voilà, je rencontre donc Adam avec qui j'avais eu le contact téléphonique qui me mène jusqu'à l'objet désiré. Là, déception !!! La voiture n'est pas vraiment dans l'état escompté et en plus elle ne démarre pas (:S
En fait il ne l'avait pas essayée avant et m'a "un peu" mené en bateau. Essayant de rattraper le coup il me propose un Nissan Pathfinder à 8000 $ Totalement Hors budget et pas dans un état génial, je refuse poliment ......
* 14h30 : Retour au point de départ un peu dépité mais pas démotivé. j'avais néanmoins eu la prévoyance de sélectionner d'autres occasions. Mon 2nd choix, un Ford Explorer de 2002. Seul hic il se trouve à Livermore à 40 miles de là.
Appel d'un Taxi auquel je demande de m'emmener dans une autre Gare, il me propose alors de me déposer à Livermore. 5 min de négociations plus tard nous sommes d'accord sur le prix de la course et en route vers Livermore à 1 heure de là.
* 15h30 : Après un trajet plutôt agréable me voila arrivé à Livermore, Concession Honda !!!!
* 15h45 : Je rencontre Joseph avec qui j'avais eu le contact téléphonique et qui me présente la "Bête". Coool !! Elle est magnifique : Un Ford Explorer de 2002, V6 4.0 L, 170 000 Miles, des options à la pelle et un carnet d'entretien bien fourni.
Après un essai sur route "the Deal is done" sans hésitation pour 4999 $
* 16h30 : Assis dans un fauteuil confortable, un café à la main, je donne à ce cher Joseph les documents nécessaires.
* 17h00 : Mine renfrognée, ce cher Joseph reviens vers moi. Oulaaa que se passe t'il ?
Alors tout va bien sauf que le responsable souhaite avoir une preuve de résidence pour pouvoir enregistrer le véhicule à mon nom (normalement il faut l'enregistrer au DMV mais dans les grosses concessions ils peuvent le faire eux même, et pour le coup je suis tombé sur des gens pointilleux).
J'appelle dans la foulée mon assureur Américain basé en Californie (qu'il soit béni !!) qui me dit avoir eu des client ayant parfois eu le même soucis ces dernier temps. Parade annoncée : Ouvrir un compte chez "Bank of América" qui te délivre un document avec l'adresse aux USA.
Ah bon !!! Et vous Joseph, ça vous irai ? Oui oui.
* 17h15 : Ce bon Joseph à la gentillesse (ou le sens du commerce) de me véhiculer jusqu'à une agence "Bank of América" toute proche et me voilà en train de converser avec Emilio pour ouvrir un compte.
20 Minutes plus tard top chrono je suis ressorti avec mon compte bancaire ouvert avec 100$ et une carte de crédit toute neuve, ils ne m'ont pas offert de Gun (rapport à Bowling for Columbine) mais chapeau pour l’efficacité.
* 17h45 : Retour à la concession et remise des justificatifs. Appel à l'assureur et réception du fax d'assurance dans la foulée.
* 18h45 : Signature et tout et tout et paiement en cash (Américainnnnnn) de notre nouveau moyen de locomotion, soit 5689 $ avec les taxes ( soit pour les nuls environ 3964 euros).
* 19h00 : Départ, enfin !! Un peu las mais content.
* 19h15 : Petit détour par Wallmart pour choper un GPS car "non non mon Saumon l'ipod ne fait pas tout même si il faut tout racheter" et c'est parti mon kiki .......
* 20h30 : Arrivée à l'hôtel où la tribu m'attend de pied ferme. Alleii une bonne journée de terminée. Et vive le Rock'n Roll, Yeahhhhhhhhhhhhhh
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On the Road : USA
6 août 2011
Day off
San Francisco 4 Août : Journée off pour les enfants et moi, pleine d'action pour Olivier qui vous racontera ça lui même. Mais en gros, pendant que le chef de tribu partait à la recherche du moyen de locomotion nécessaire à notre exil, le reste de la famille papotait, jouait, lisait, dessinait, fumait, regardait les heures passer, checkait les messages à la réception, paniquait...
Que faire quand l'inquiétude pointe grave son nez ? Ben coller le sien à la fenêtre donnant sur la rue et tout en cherchant des yeux le visage de celui que l'on attend, on observe. Le quartier où nous sommes installés est situé à la limite d'un autre où vivent les "crazy people" (dixit le gus de l'accueil de l'auberge), crazy/drogués/marginaux/etc... Le premier jour, dans le taxi nous avions remarqué que le bas d'Ellis Street semblait pas mal agité, chaque intersection étant squattée, debout, assises, couchées par de bonnes troupes de jeunes et moins jeunes. Cette proximité fait que, sous mon nez, parfois le trottoir s'anime d'un vieux déguinguandé chantant, d'une scène de ménage (à grand coup de "fuck fuckin' motherfucker" les nanas sont les plus bruyantes et malpolies), de taxeurs en tout genre, de buveurs de canettes enrobées de sac papier et de faiseurs de bulles de savons. Le tout dans l’indifférence totale des passants, bien entendu. Toujours scotchée à ma fenêtre, Sam me rejoint et nous essayons ensemble de deviner avec quelle voiture Olivier reviendra... s'il revient un jour (ouaip j'en suis là :s). J'espère qu'il ne craquera pas pour un gros SUV type FBI comme je viens de voir passer... Un car vient de s'arrêter devant l'hôtel et une marée de jeunes français euphoriques investissent l'accueil, du coup les gosses décollent leurs fesses des canapés et vont se joindre au groupe, le réconfort d'entendre parler français... Les heures tournent, je m'imagine tout et n'importe quoi, coffre de voiture, désert, cave... n'importe quoi, enfin à la réception un message, "Oliver will arrive at 8pm with car"... il est 19h30... Si nous n'avons pas grand chose à lui raconter de notre journée, nous attendons avec impatience qu'il nous détaille ses 10h de périple...

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On the Road : USA
4 août 2011
Day by day from place to place...
Tours : Fuck fuck fuck, rien que de repenser aux derniers jours, j'ai la boule au ventre... ce que c'était bon tous ces câlins, ces bouffes de copains, de famille.. Je me suis sentie très aimée ces derniers jours, et je doute d'avoir su dire et montrer mon amour en retour tellement je comptais les jours et doutais de moi. "Des conneries tout ça !"... oui oui, sûr. Quand je vois où je suis là, maintenant, je n'ai pas vraiment de quoi me plaindre. Mais voilà... vous me manquez alors j'espère vous lire, vous voir, vous entendre vite et souvent et toujours.
Londres : Fast and not furious ! Une visite au M&M's World, centre commercial sur 3 niveaux exclusivement dédié à 4 fichues billes chocolatées (j'ignorais même que la verte était du genre féminin...), le cirque à Picadilly,perdus au hasard dans le quartier gay, un Burger King et paf au lit ! Une petite baston dans le lot avec les filles qui refusaient de faire les "robots" en pleine rue car "c'est trop l'affiche, ça va me mettre le seum" pendant que Samuel saluait tout ce qui croisait son regard... ou pas. Je passe sur le coup de spleen général de l'avant dodo hein...
Düsseldorf : Juste pour 4h et juste dans l'aéroport, mais nous avons pu nous poser tranquillement et suffisamment longtemps pour réaliser que nous y étions et que c'était parti. Du coup ambiancés,nous avons fait un peu de tourisme aéroportuaire : manger des bretzels, acheter une carte postale locale et un Mickey parade en allemand.
San Francisco 2 Août : Nous avons tous nos bagages !! Il fait beau, un vent constant nous annonce que nous avons tout interêt à garder un pull sous la main, un mec sympa nous trouve un taxi pour nous 5 et nos vies en sac 100L. Les premières petites collines que nous apercevons sont garnies de maisons cubesques enfin au loin le centre de la ville et ses buildings, il faut vraiment être dedans pour retrouver la vision livres/films de San Francisco... mais nous sommes en taxi et tout défile vite mais ça me plaît déjà. Et ça ne plaît pas qu'à moi,Pauline est fan, le mot "canon" ne quitte plus sa bouche depuis que nous sommes en voiture, buildings : "Canon !", la moindre boutique : Canon !", les gus aux coins de rues : "Canon", Léa suit le mouvement tout en surveillant les chiffres du compteur qui semblent tourner aussi vite que dans une machine à sous, tandis que sam s'inquiète une énième fois de quand et où nous allons manger. Jusqu'ici tout va pour le mieux, et ça continu en arrivant à l'auberge de jeunesse, pleine de vie, grande, d'énormes canapés plus confortables les uns que les autres partout (appréciable après une journée de voyage), d'un pub, de chambres pas très grandes mais propres avec salle de bain avec baignoire s'il vous plaît. Bref jolie surprise même si un hic de planning/résa fait que filles et gars sont séparés plutôt que d'avoir une chambre familiale. Une fois installés, fatigués, nous décidons de ne pas rebouger et mangeons sur place le Combo (spicy) façon Nouvelle orléans et une tarte potiron/cannelle préparé par le staff. Le temps d'une clope en regardant les pointes de buildings disparaître dans la brume et nos paupières se plombent... couché général à 21h30.
San Francisco 3 Août : Levé 9h, tous aussi frais que le vent qui continue de souffler dehors. Petit dèj copieux, ultime recherche internet de bagnoles qu'Olivier ira voir demain et nous voilà partis à l'assaut. Nous commençons par tenter de nous familiariser avec le plan des transports en commun, il faut savoir que SF possède bus, cable cars (les vieux que l'on voit sur les cartes postales), streetcars (plus récent que les précédents),et enfin métro bref l'embarras du choix mais un seul objectif Fisherman's Wharf le quartier portuaire donnant entre autre sur la baie de SF, Alcatraz etc... Nous abandonnons vite l'idée du cable cars quand nous voyons la queue de 3 km d'autres touristes et optons pour le tout aussi charmant streetcar, coup de bol, le chauffeur est un cabot et annonce chaque station ou recommandations comme s'il déclamait du Shaekespear. Arrivés à Fisherman , Pier 39, je suis un peu déçue de ne pas tomber sur la barre de bateau mythique, à la place un crabe géant métallique et végétal garde l'entrée d'un village de boutiques façon "rue principale de disneyland" mais avec l'océan arrière plan.
Nous décidons d'abord de bouder l'endroit et d'aller prendre nos tickets pour la "croisière" Golden Gate. Une fois à bord le vent est encore plus vif, au dessus de nos têtes les nuages semblent passer en accéléré, 1 mn il fait plein soleil, la suivante tout est gris. Une fois bien avancé dans la baie, la vue sur San Francisco est incroyable, monuments, immeubles, maisons, phare, tout pousse, tout grimpe sur ces collines de façon totalement démesurée et anarchique comme si on avait filé duplos et légos à un gamin en lui demandant de construire une ville. De l'autre côté, face à la ville, L'Ile d'Alcatraz et plus loin le Golden Gate vers lequel nous allons, le temps se couvre et de loin il semble être gris/rouille et nous voyons à peine les parties les plus hautes, mais le temps d'arriver et de passer en dessous et le soleil réapparaît, nous laissant admirer l'ouvrage enfin dans sa vraie couleur. Sur le trajet retour nous faisons le tour de la fameuse prison, sans grand intérêt, j'imagine qu'il vaut mieux visiter le musée qu'elle abrite. De retour à quai, comme il est encore tôt dans l'après midi, nous décidons de nous faire l'aquarium de la bay, petit, courte visite, mais le passage en tunnel sous l'eau est assez impressionnant, les gamins se sont régalés et ont signifié leur contentement en remplissant la caisse de la boutique souvenir. Puisque nous sommes près de l'océan nous cédons aux sirènes du consumérisme touristique, j'achète un sweat S-F, des cartes postales 10 pour 2$, et des fruits... le braquage du siècle : 20 doll pour 1 grappe de raisin, 2 nectarines et une poignée de cerise... ouhou...Nous passons un temps qui me parait interminable dans une boutique NFL à la recherche d'une casquette pour Olivier et pour Pauline, pas n'importe quoi la casquette dans ce pays, par 100aine, visières plates ou rondes,du SF giants en tonnes et c'est justement là où se porte le choix de Paulette et Olivier mais voilà trop de choix, nous ressortons sans casquettes mais avec la promesse de trouver ailleurs...chouette...
Nous sommes tous bien contents de cette première vraie journée profitage de là où on est. Nous réussissons à prendre le mythique cable car pour rentrer, et malgré les jambes lourdes nous descendons à plusieurs blocs de l'hôtel pour descendre les rues, mater les immeubles à escaliers extérieurs, les façades blanches ou grises ou briques, les corniches et fenêtres ajourés. Tout est pas mal gigantesque, mais peut être le fait que toutes les rues soit en pentes nous fait nous sentir moins écrasés, dans certaines d'entre elles,au loin on peut deviner la baie ou une colline. Le fait est qu'il est vraiment agréable d'y marcher... en descente en tout cas... nous verrons les montées demain !
Voilà pour aujourd'hui, de retour à l'hotel, une douche (bain pour Pauline et Léa,demain toujours demain pour Samuel...) un fish'n chips et une bière devant un match de baseball, un passage par ici et au lit...
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