Dernier jour à San Blas... Nous y sommes depuis près d'une semaine et c'est le minimum qu'il nous fallait pour récupérer des 1500km parcourus en quelques jours depuis la frontière.
Pour le coup, nous nous sommes fiés à la description du Lonely pour choisir cette étape. Séduit par la petitesse de la ville (12000 habitants), ses chouettes hébergements et restos, ses kilomètres de plages, la possibilité de balades dans la mangrove et aussi pour quelques bars atypiques, l'un possédant dans son jardin intérieur, "fluffy" le crocodile et l'autre tenu par un ancien acteur matador.
Ce qui n'était pas dit dans le guide mais nous aurions pu le déduire nous même, c'est que nous sommes en pleine basse saison. Plutôt bonne surprise car les quelques endroits fermés sont vite compensés par le vide touristique. Vide qui nous a permis de profiter de la vie de la ville qu'avec ses habitants et quelques visiteurs, mexicains eux mêmes. Et même si Bernardo, l'acteur/matador/barman du San Blas Social Club nous assure que San Blas à cette période c'est "Muerte", de notre côté nous sommes assez impressionné par l'activité qui règne du matin jusque tard le soir sur la grande place principale, où se concentre la plupart des petits restaurants, bars et Minisupers (épiceries). Et ce malgré les violents orages qui ponctuent chaque journée. Pour ça n'ont plus nous n'étions pas prévenus... Les orages... Le climat du moment à San Blas est, soleil jusqu'à 16h sans que ce soit le cagnard, 16h-19h arrivée de bon gros nuages, 19h-.... Pluie,vent,éclairs,tonnerre. En moins d'1/2h c'est l'inondation de la plupart des rues, dénuées de systèmes d'évacuations.
Le premier soir, avant de nous rendre dans un des fameux restos de la place, alors que nous buvions un verre dans le bar de "Fluffy"*, des trombes d'eau s'abattent soudain et à travers les fenêtre du bar un véritable stroboscope d'éclairs. Au bout d'une heure, nous nous résignons à rentrer pensant que la violence de l'orage aura découragé la plupart des commerces... Que nenni, sous des litres de flotte, dans le vent et malgré les coupures générales, tous sont encore ouverts, même la petite chariote à tacos au coin de la rue !
De la vie donc ! Tous les jours et par tous les temps, le camion de bidons d'eau potable qui arpente bruyamment rues et ruelles, on entend son klaxon sirène des km à la ronde ! Le vendeur de crevettes qui fait pareil mais en hurlant, les familles qui s'installent sur leur perron en fin de journée faisant tourner des serviettes pour chasser les moustiques et les gamins qui jouent dans leur rue transformés en piscine, des chiens en masse, errants ou non, pouilleux ou non. Et une multitude de petits commerce partout dans la ville, parfois dans les maisons mêmes, pâtisseries, boulangerie, vendeur de poulets grillés, Minisuper... Comme celui installé au coin de notre rue où nous commencions à avoir nos petites habitudes puisque pour la première fois nous avons logement avec cuisine !
On ne boude pas le plaisir de toute cette animation populaire et chaleureuse la plupart du temps, à l'image de l'accueil de Bernardo avec qui nous avons partagé tequilas, idées sur la musique (grand fan des 5o's jazz et rock'n'roll) sur le Mexique, la France, sa ville ("El Paraiso" pour lui), ainsi que quelques bons conseils balades, comme l'excursion dans la mangrove.
Comme nous n'avons pas boudé les après midi plage, eau de coco à même la noix, poisson frit, pain de banane pour les vieux le tout à l'abri du soleil sous les "palapas" vides de touristes, et bodyboard à donf pour les gonzesses sur ce que je trouve être de bien jolies vagues pour des débutantes... Je fais ma maman, il faut pourtant admettre qu'elles se débrouillent de mieux en mieux. Samuel s'essaye aussi à la planche mais le plus souvent trimballe sa bouille de surfer, se charge lui même de refouler les nombreux vendeurs de bijoux, hamacs, copies dvd etc, saute les vagues (toujours en hurlant) ou dessine sur le sable.
Voilà comment se passe une semaine à San Blas à la fin août... pour la première fois depuis le début du périple, je me dis que j'aurai pu y rester un peu plus, faire plus de rencontres, gagner en assurance et puis j'adore les orages...
(*) Pas de photo de Fluffy, le bout de patio dans lequel il est parqué est trop sombre, petit et jonché de bouteille (certains débilos ont du tenter de le faire bouger et les proprio n'ont ptet jamais osé ouvrir pour nettoyer) Bref pas trop la teuf pour Fluffy. Dommage, le bar à déco éclectique, ambiance space rock et sa formule Jack/Binouze à 50 pesos ne manquait pas de charme...
6 commentaires:
putain ça défonce la mangrove!
we're expecting you
bises
@Aurore: J'suis rassuré que tu n'aies pas eu à ramer sur la Mangrove...
@Olive: Il y a du beurre dans les pains de bananes, nan?... ;-)
@Sam/Léo/Popo: Piscine, océan, Mangrove, pluie... Vous allez finir avec des doigts palmés!
Je vous embrasses!
haha super la vidéo!
je viens faire un tour ici tous les 2/3 jours voir les nouvelles :)
gros bisous à vous 5
(et merci a Pauline pour la super carte de SF)
Ouais bien de la balle les 3h en canot... a moteur même si je rame très bien :@
Je suis un peu déçue que personne n'ait fait de commentaires sur le magnifique saut d'Olivier. Bande de fine gueule !
Contente que tu passes par ici Jeanne, tu sais qu'il y a aussi le blog de Lea ? Normalement, il est accessible via celui-ci ;)
Des bises a partager !
Je ne voulais pas appuyer sur le "plat" d'Olive...
Je sais que le contre-point ne l'aide pas... Tu le sens le beurre du pain bananes, hein!! ;-)
oui, je l'ai découvert aussi!
On attend l'interview croisé des enfants avec lucile...
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