L'adresse de la posada est dans la boîte ! Vigilance et concentration au max, la ville n'est qu'à une poignée de km... Léger silence et petit haussement de sourcil quand à 5km, DoubleTom nous fait sortir de l'autopista et nous engage sur une voie menant dans un quartier résidentiel, nous parcourons plusieurs blocs de maisons aux toits couleur arc-en-ciel alignées comme des sardines, notre confiance s'effrite pour disparaître complètement dans un soupir grognard quand la bête veut nous faire prendre un sentier boueux. Nous trouvons dingue qu'un tel "chemin" soit référencé sur la carte, à se demander si son concepteur n'est pas un fan de rallye... Bref, demi-tour, seconde errance dans le quartier, pas plus de posada que de port, pause clope, "c'est quand qu'on arrive grand schtroumpf?"... Ok, il est ptet temps de parcourir les 5 derniers km qui nous séparent du centre ville.
20h, garés sur je ne sais quelle place, nous appelons des hôtels dispo (seule fois que nous aurons à utiliser le téléphone acheté à San Blas).Et voilà comment nous nous retrouvons au 8ème étage d'un des nombreux hôtels/béton de front de mer mais sans vu sur dessus évidemment.
Restons philosophes, nous quittions le centre du pays avec l'espoir de retrouver un peu de soleil et de chaleur, nous avons la chaleur, pour le soleil quizas il fait nuit...
Nous quittons nos sweats,jeans,baskets et repassons en mode short/t-shirt/tongs (oh yeah), attrapons un taxi pour le centre historique un peu loin pour se le faire à pied d'autant que je paye les montées de marches des temples avec une cuisse et un genou gauche en vrac.
Nous pénétrons une immense rue piétonne bardée de stands de bijoux, cigares, vêtements, d’hôtels style colonial et de restaurants. Les terrasses sont pleines, la musique sort de partout, trompettes des mariachis ou joueurs de marimba devant chaque restos.
Nous nous installons dans la cacophonie d'une des terrasses, mangeons et buvons en nous parlant peu puisque nous ne nous entendons pas :D. Entre chaque bouchées/gorgées les vendeurs/euses à la sauvette nous proposent, lunettes, éventails, parfums, "ropas por las niñas" (la vendeuse me jettera un regard mauvais à mon refus...mère indigne ici aussi), des sifflets à se coller sur le palais imitant le hurlement d'un chat qu'on dépècerait vif, un intriguant appareil pour arrêter de fumer se résumant à deux barres métalliques reliées par un fil à une toute aussi étrange boîte, portée à la taille par celle qui proposait le service, flippant, nous avons préféré lui acheter des clopes, qu'elles vendaient à l'unité d'ailleurs. Pour 50 pesos, un papy joueur de marimba nous interprétera l'air de la Bamba accompagné au chant de son collègue aussi souriant, qu'édenté.
Repus de tostadas, ceviche crevettes et hamburgesas, nous sirotons notre tequila pendant que les enfants se baladent au milieu des stands de la places à l’affût d'une babiole à s'offrir.
Le lendemain, ciel grisâtre, vent force "bras le long du corps, tête baissée si tu espères avancer". Les vagues passent par dessus le muret de la promenade, autant dire pas de baignade en mer aujourd'hui. La tentative piscine ne sera pas plus convainquante, les gamins en sortent gelés au bout d'1/4h... Le point météo nous confirme que la côte n'a pas vu le soleil depuis un moment et que la dépression dans laquelle nous étions dans le centre est plus balaise que ce que nous imaginions, la majeur partie du golfe est sous nuages/pluie/vent...
Les enfants sont plutôt déçus, à Teotihuacan nous avions senti un peu de lassitude, villes sur villes, visites sur visites, le mauvais temps, activités ludiques en plein air rares. Nous leur avions alors proposé de rejoindre le Golfe avec la quasi certitude de pouvoir ressortir les bodyboards... Loupé...
Pour nous aussi c'est un peu l'overdose de ville. La densité et frénésie des grandes agglomérations puisent pas mal d'énergie et l'on fini par avoir l'impression de voir partout la même chose. Comme nous ne pouvons rien changer au climat, contre mauvaise fortune, bon coeur, nous décidons de quitter Veracruz pour des contrées plus vertes et dégagées au sud de l'état.
4 commentaires:
coucou les loulous
moi je n'ai pas de facebook et je ne peu pas voir votre vidéo.
toujours aussi chouette de vous lire.
je vous embrasses.
élina
Coucou les loulous,
Moi j'ai Facebook et je ne peux pas voir votre vidéo...
Besos!!
right on alright baby yeah
Coucou ...
On avait pas d'autres soluces pour la vidéo.
Je viens de l'enlever
Bizzz
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