10 sept. 2011

W/E : Guanajuato




300 km plus à l'est de Guadalajara, nous laissons le soleil derrière nous, prenons de l'altitude (2000m) et perdons 10 degrés ainsi que quelques millions d'habitants.
Il pleut, il aurait pu neiger ou grêler l'impact visuel aurait été le même. Après une ultime petite montagne, une mosaïque de petites maisons multicolores nous sautent à la bouille, par milliers elles grimpent sur les flancs des collines. Nous arrivons à Guanajuato.




A l'entrée de la ville, notre plaque californienne ne passe pas inaperçue et nous nous faisons aussitôt alpaguer par un jeune bossant pour l'office de tourisme de la ville. Moyennant quelques pesos il nous filera un plan du centre et quelques précieux conseils, comme le prix des hôtels (pas plus de 600 Mx pour nous 5, nous assure t'il) et surtout comment circuler dans la ville. En regardant le plan nous nous rendons compte que les rues forment un véritable labyrinthe et que peu d'entre elles sont ouvertes à la circulation, a la places d'immenses et vieux tunnels en pierre , pas moins dédalesque, joignent les différents quartiers.



Nous trouverons sans trop de mal une posada, rustique et confortable, un peu au nord du centre.
Vers la fin de journée la pluie cesse enfin, nous enfilons nos sweat pour la première fois depuis S-F et partons voir de plus près ce dessous quoi nous sommes passés quelques heures auparavant.
Embarqués dans un flot d'écoliers en uniformes nous dévalons la rue nous menant au centre assez joyeusement. Pauline louche sur les jupes plissées écossaises et chaussettes blanches des écolière et nous, sur les vieilles femmes installées sur les trottoirs épluchant des cactus vendus aux passants.



Arrivés dans le centre historique nous nous prenons notre seconde claque de la journée et comprenons pourquoi la ville est inscrite au patrimoine mondial. Si quelques ruelles continuent de nous offrir la vue sur les hauteurs et ses quartiers colorés, la grosse sensation vient plutôt du centre et de la densité d'édifices qui le compose, un immense marché couvert, de grandes maisons coloniales, églises, cathédrale, théâtre, palais, un festival d'architecture et de couleur qui pourrait devenir étouffant si un peu partout, des places petites ou grandes mais toujours verdoyantes, n'aéraient le quartier.



C'est en dinant sur l'une de ces places que nous déciderons de rester 2 nuits de plus. L'attrait de la ville ne tenant pas qu'à sa beauté mais aussi à sa vie.
Si la journée l'animation des rues est populaire et besogneuse quand le soir arrive l'ambiance change radicalement, place à la fête ! Les guirlandes des places ainsi que les monuments s'illuminent, les bars et restaurants se tamisent, le volume de la musique grimpe un peu partout et doucement les rues se remplissent. Une population jeune et étudiante envahit les bars, des couples s'offrent à leur table la musique traditionnelle des mariachis qui noie rapidement les dj set clubesques. La corona défile et les nachos queso fundido colmatent.
Cette seconde soirée à Guanajuato sera pour nous l'occase d'une soirée en amoureux, apero tequila/Ti punch, resto "chicos", digeo re teq/punch, un peu allumés nous nous rancardons pour de la boîte de nuit (!) mais finissons dans un petit bar concert bondé à boire de la Victoria glacée avec Raul, bassiste du groupe dont nous avons eu le temps d'apprécier une balaise de reprise de Led Zep. Nous rentrerons à l'hôtel en sueur, rigolards et titubants.


Le lendemain sera tranquille, la pluie et une solide gueule de bois pour Olivier nous cloueront dans le patio de l'hôtel. Moment de calme propice aux cyberpapotages pour les gamins, au triage photos pour moi et au squattage télé match de foot (France/Albanie) pour Olivier.
Une bonne nuit de repos et la route reprend... Al delante Tequisquiapan !

4 commentaires:

David a dit…

Zizza Mezzico!!... ;-)

Yann a dit…

ça a l'air vraiment magnifique et idyllique, vous êtes sûrs qu'il n'y a pas une galèreà nous raconter ou untruc vraiment moche pour nous dissuader d'avoir envie de vous rejoindre

July a dit…

Olà les amis, je vous donne bientot de mes nouvelles, et vous comprendrez alors pourquoi je tarde à vous en donner...ahaha
Je vous embrasse fort fort , profitez bien !!! <3
Adelante, Tequila pa mi tambien !
Vaya

elina a dit…

viva mexico y viva tequila
bisous les loulous

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