Objectif : Traverser le Guatemala, Salvador et Honduras en 3 ou 4 jours maxi. Fissa, car comme dit précédemment, le rythme globe-trotter commence à fatiguer tout le monde. De plus après quelques recherches et discussions les 3 pays nous font comme qui dirait un peu flipper... ambiance corruption, meurtres, enlèvements, le même refrain que pour le Mexique vous me direz. Un peu moins las, nous serions probablement passés au dessus de la rengaine, mais là non.
(Petite parenthèse, je ne pourrais illustrer les mots par l'image pour cette fois puisque le disque dur qui contenait TOUT nous a lâché. Nous devrions pouvoir tout récupérer d'ici quelques temps, nous ferons alors un rewind photos)
Guatemala en 2 jours.
J'avais lu que le pays étais magnifique, et il l'est, du haut montagnes aux allures de forêts vierges des vues à couper le souffles sur des plaines sans fin, dans les champs des baraques de paysans plus basses que leurs mais, des habitations à flancs de collines dont tu ne vois aucun sentiers pour les rejoindre et que tu imagines s’effondrer et dévaler la pente à la moindre pluie, et même de loin le panorama sur le lac Atitlan et ses 3 volcans nous aura mis une belle claque.
Olivier avait lu qu'au Guatemala, les routes étaient pourries... elles ne l'étaient pas, au mieux elle étaient dévastées, à certains endroits inexistantes, en montagnes nous pouvions voir la pluie les emportées plus bas et y mettre des blocs de roche à la place, en plaines à la places des nids de poules, des cratères...
J'avais lu qu'au Guatemala, chaque jours un chauffeur de Chicken Bus était assassiné pour sa caisse, j'ai dû me poser la question de l'espérance de vie des premiers que l'on croisait, et des Chicken Bus tu en croises, roulant à toute blinde sur des portions de route parfois aussi large qu'eux, crachant des pelotes de fumées noires dans les montées et jouant de leur puissant klaxonne pour annoncer leur arrivée, car une fois aux arrêts, c'est la course, en quelques minutes 20 personnes en sortent, 50 autres s'y tassent, dans le même temps c'est le ballet des ballots qui s'empilent sur le toit, augmentant parfois la hauteur du bus de 2 bon mètres... le pays entier se déplace dans ces bus aux chromes rutilants, aux carrosseries multicolores et décorées en l'honneur du Seigneur.
J'avais lu qu'au Guatemala il ne valait mieux pas trop regarder ou parler avec les plus jeunes enfants, la crainte d'enlèvements pour les filières adoption ou de don d'organes aurait, dit on, été la cause de lapidations pour ceux qui se seraient trop approchés des bambins... Nous sommes pourtant sortis vivant de notre rencontre avec une petite fille vivant près d'un mirador donnant sur le lac Atitlan. Nous impressionnés par la vue, elle plus par le rendu image de son lac sur l'appareil photo mais moins que par les trous d'oreilles d'Olivier... Ah Juju si tu avais été dans le coin ! Je n'ai tout de même pas pris de photos de la dite fillette, la famille guettait peut être ! De plus il faudrait être un peu dingo de s'en prendre à des gamins qui la plupart du temps sont en petits groupes et équipés de machettes !
On nous avait dit qu'au Guatemala, la capitale était affreuse et surtout dangereuse, que la ville la plus intéressante était Antigua... Antigua n'était pas sur notre chemin, Guatemala City oui... on nous avait dit qu'il ne valait pas mieux y traîner, qu'à part y connaître quelqu'un il était préférable de ne se fier qu'à soi... mais quand on se perd dans une capitale aussi immense, il faut bien, à un moment, s'en remettre à ceux qui savent... le jeune gus aux blancs des yeux jaunes ne devait même plus savoir qu'il habitait au Guatemala, la famille à l'arrêt de bus savait tous chacun mieux que les autres par où aller et le chauffeur de taxi était de bonne volonté mais pas suffisamment balaise en mimes... On nous avait dit : " ahhhh la police au Guatemala... prépare ta thune..." Le nez dans un faux plan de la ville, tout perdu, la bagnole de flics devant nous commençait à ressembler à l'unique porte de sortie, résigné, Olivier s'y est collé, 2 mn plus tard, nous avions une escorte jusqu'au bon chemin, un "buen viaje" souriant et gratos...
2 jours c'est bien trop court pour se faire une idée juste mais ces 2 jours là en tout cas avaient été parfaits, "on" nous aurait peut être dit que le 3ème aurait été celui de trop et je pourrai continuer de lire le pire du pays, ce que j'admets avoir fait avant de partir... Quoiqu'il en soit nous nous sommes dit que nous y retournerions.
1 commentaires:
J'avais "promis" d'écrire sur le maintenant... mais ça me faisait plaise de me souvenir de tout ça :)
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